Jean-Claude Van Damme

28 septembre 2010

Il y a près de 30 ans, Jean-Claude Van Damme fréquentait l’école de danse de Monette Loza. Ils se sont retrouvés pour l’émission.

En 1982, Monette Loza dirigeait l’une des premières écoles multidisciplinaires de danse de Belgique. «À l’époque il n’y avait que des écoles de danse classique. Chez moi, on pouvait faire du classique, mais aussi de la danse moderne, du jazz, du body-building… », explique l’ancienne danseuse.

Alors Jean-Claude Van Damme, un danseur? «Il aurait franchement pu faire un formidable danseur, se souvient Monette Loza. Il était doté d’une souplesse incroyable. Dès que je l’ai vu, je lui ai dit, « Toi tu ferais un super-danseur ». Il m’a répondu,

« Est-ce que ça gagne de l’argent, un danseur? Parce que moi, je veux arriver, avoir de l’argent! »

Je lui ai donc conseillé de faire autre chose!» (rires)

Mais Monette Loza avait d’autres attaches avec notre JCVD. «Ses parents étaient fleuristes tout près de chez moi, chez Rodin. J’y allais chaque semaine. C’est comme ça que Jean-Claude m’a repérée. Il faut dire qu’à l’époque, j’étais vraiment top! Une jolie petite brunette. Il en pinçait un peu pour moi. D’ailleurs, il a épousé une très jolie femme, brune comme moi! »

Le jeune Jean-Claude cherche alors à savoir qui est cette mystérieuse brune et atterrit dans son école de danse. «Il venait y faire des exercices d’assouplissement avant ses entraînements de karaté.»

Une volonté de fer doublée d’un don exceptionnel

À l’époque déjà, il avait ce caractère qui lui a permis de déplacer des montagnes et de réussir la carrière qu’on lui connaît. «Je ne suis absolument pas étonnée de la carrière qu’il mène, souligne encore Monette Loza. Il voulait y arriver. C’était un bosseur, doté d’un incroyable don légué par ses parents. Cette souplesse et sa volonté sans faille lui ont permis de gravir les échelons. C’est normal, il avait toutes les qualités pour devenir quelqu’un d’internationalement connu.» Sur le plateau de RTL TVI, les retrouvailles ont été chargées en émotions. «J’arrive en fin de soirée, je suis une vraie surprise pour lui. Il s’est immédiatement souvenu de moi. Lui comme moi étions très émus.» Et, sans surprise pour Monette Loza, le JCVD d’aujourd’hui n’a manifestement pas changé par rapport au Jean-Claude Van Varenberg d’hier. «Il est resté formidablement simple. C’était comme si on s’était vu hier… Jean-Claude a toujours été très proche de sa famille, de ses parents. Pour ça, lui et moi, on est un peu pareil : on a besoin de notre clan. Je suis ravie que le public puisse découvrir le Jean-Claude Van Damme simple et ordinaire.»

«Il a su remonter après avoir été au fond du trou»

Quant aux frasques du comédien, Monette Loza n’en a que faire. «Ce sont des choses dont il parle sans tabou. Il est très conscient de ce qu’il a fait. Je crois que ça peut arriver à tout le monde. Quand vous êtes projeté comme ça, sur le devant de la scène, vous êtes entraîné dans un tourbillon incontrôlable, vous vous laissez influencer par des personnes mal intentionnées et vous faites des conneries. Il en a fait et il en est conscient. Certains descendent au fond du trou et y restent. Jean-Claude est tombé au fond du fond mais, lui, il a eu la volonté de remonter et la faculté de donner un autre tour à sa carrière.Rien que pour ça, je lui tire mon chapeau. » Monette Loza fut donc sa prof de danse, sans doute un de ses premiers amours et reste sa plus fidèle fan.

Jean-claude Van Damme